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Témoignages de conversion


"Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais agir avec toi comme tu as agi, toi qui as méprisé le serment et rompu l’alliance. Cependant, moi, je me ressouviendrai de mon alliance, celle que j’ai conclue avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai pour toi une alliance éternelle. Tu te souviendras de ta conduite, et tu seras déshonorée, quand tu recueilleras tes sœurs, tes aînées et tes cadettes – c’est-à-dire Sodome et Samarie – et quand je te les donnerai pour filles, sans que cela découle de ton alliance. Moi, je rétablirai mon alliance avec toi. Alors tu sauras que Je suis le Seigneur. Ainsi tu te souviendras, tu seras couverte de honte. Dans ton déshonneur, tu n’oseras pas ouvrir la bouche quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait – oracle du Seigneur Dieu." Ez 16,59-63


Le témoignage ci-dessous est par l'auteure de ce blog:


Je cherchais sans relâche l'homme de ma vie, sans résultat fiable...

Depuis environs 30 ans j’avais quitté l’Eglise Catholique, ma véritable Mère. Suite à cela, ma vie était désordonnée et très difficile. Je cherchais sans relâche l'homme de ma vie, sans résultat fiable. L’appel à la conversion s’est fait sentir par un souci des plus démunis, par l’envie de contribuer à les aider un peu par quelques dons via l’association Partage, qui aide les enfants du monde entier à aller à l’école pour apprendre un métier. Dans la même période, j’ai commencé à chanter très souvent la chanson « Alma » du groupe I Muvrini, en voici la traduction en français:

Âme

Que vienne le jour
Que vienne la nuit
Ma vie s'anéantit
Mon cœur a mal toujours

Il y a comme une rumeur
Là, sous un faux portrait
Comme si de mon honneur
Nul s'en inquiétait

Comme une terre damnée
Me voici condamnée
De mon ciel affligé
Une pierre est tombée

S'il vous vient un regret
Un remord, une idée
Pour guérir le dépit
Donnez-moi le respect
Pour l'amour de ma Mère

Je vous promets les fleurs
Je vous promets une fête
Les amours de mon cœur
Je les hisserai en tête


J'avais aussi demandé à mon grand-père paternel, maintenant décédé, de faire brûler des cierges pour moi à l'église, pour demander à que je puisse finalement trouver l'homme de ma vie. J'ai rencontré une personne chrétienne qui m'a aidée dans un moment de mise en question et je pense qu'elle a aussi prié pour moi. Quelques années après, Dieu a répondu à nos prières, en me faisant la grâce de recevoir la Médaille Miraculeuse par une connaissance, la concierge de mon immeuble, qui avait remarqué que je n’allais pas bien. Cette même personne, maintenant décédée, a aussi veillé à que je porte la médaille. Or, cette médaille a été donnée par la Vierge Marie avec une promesse à la clé: "Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces". Et en effet... J’ai commencé à fréquenter les chapelles et les églises chrétiennes, surtout pour parler avec la Vierge Marie, Mère de l'Eglise Universelle. En effet, je ne savais pas que Jésus me regardait et m’écoutait, car (malgré mon baptême et mon enfance de catholique que j'ai complètement oubliée), j’ignorais tout de Sa Très Sainte Présence dans le Tabernacle – et dans mon cœur. Cependant, je faisais brûler à l'église des cièrges pour toute sorte de demandes.

Quelques années après, tout de suite après avoir rencontré une belle personne chrétienne en fin de vie qui a prié pour moi, je me trouvais dans une très belle église dediée au pape Saint Clément. C’était le premier dimanche après Pâques et je parlais avec la Vierge Marie. Des gens sont rentrés dans l’église pendant que je m’apprêtais à sortir. Par grâce de Dieu, j’ai compris que c’était une Messe et – oh, Miracle! - je suis restée. L’Abbé nous a dit que c’était le Fête de la Miséricorde Divine. Il nous a aussi dit qu’il partait en année sabbatique, et qu'il ne savait pas si Dieu voulait qu’il reste prêtre. Moi aussi, je partais en année sabbatique, à Biarritz en France, pour contempler l’océan, car je vivais une crise spirituelle et sentimentale très douloureuse et très profonde. L’authenticité de l’Abbé m’a touchée, et je n’ai donc pas eu peur de lui. Il nous a offert de prendre le Corps et le Sang du Christ, et j’ai pensé « je vais retourner à l’Eglise », car la beauté de la cérémonie m’avait profondément touchée. Il faut dire que ce jour là, le 27 avril 2014, deux papes ont été canonisés: le Saint Père Jean-Paul II et le Saint Père Jean XXIII. Et c'est le Saint Père Jean-Paul II qui a établi la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques, et cela en obéissance à Jésus-Christ Notre Seigneur qui l'avait demandé par son épouse Sainte Faustine Kowalska.

A Biarritz, sur la porte d'entrée d'une église, j’ai vu que la Famille Missionnaire de Notre Dame organisait un pèlerinage d’un jour à Lourdes, et j’y suis allée. Une des sœurs de cette Famille est venue s’assoir près de moi dans le bus pendant le voyage de retour de Lourdes et m’a écoutée, et m’a assurée de leurs prières. Avec elles, je suis allée en pèlerinage à Notre Dame de Neige à Saint Pierre de Colombiers en Ardèche, en France, pour la fête annuelle en décembre pendant laquelle la Vierge Très Sainte donne beaucoup de grâces, et j’ai promis à la Vierge Mère de dire le chapelet tous les jours de ma vie, à condition qu’elle réponde à une prière que je lui ai faite. Je suis aussi retournée à Lourdes régulièrement et j’y ai appris à bien réciter le chapelet… puis, après mon retour de Biarritz, une fois à nouveau chez moi, je suis allée une deuxième fois à Saint Pierre de Colombier pour la fête annuelle en décembre, et là, accompagnée par cette même sœur, j’ai passé la Porte de la Miséricorde ouverte par le Pape François à l’occasion du Jubilée de la Miséricorde.

Dans ma conversion, j’ai été et je suis grandement aidée par les directions spirituelles reçues à l’occasion du Sacrément de la Réconciliation (la confession) et pendant la Messe. J’ai aussi été grandement aidée par le Renouveau Charismatique Catholique (qui m’a accueillie à bras ouverts et soutenue dans des moments d’angoisse) et par la dévotion au Sacre Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de la Vierge Marie: depuis, je me sais en lieu sûr, bien cachée dans le Cœur de Dieu et de Sa Maman.

J’ai recours aussi très souvent, et avec grande satisfaction, à l’aide des saints pour lesquels j’éprouve un amour particulier – et ils sont nombreux! En particulier, j’avais demandé à Saint Antoine de Padoue de m’aider à retrouver la joie, et en moins de vingt-quatre heures c’était fait: il m’a fait prendre la peur de ma vie, suivie par la conscience du don de Dieu, qui est venu sur Terre, a souffert, est mort d’une mort atroce et est ressuscité pour moi, pour que je sois éternellement vivante… et, depuis cela, ma vie a pris un sens beaucoup plus profond. En outre, je peux garantir que sans le soutien quotidien de Saint Joseph, père nourricer du Christ et terreur des démons, je ne pourrais pas survivre.

Pour parfaire l’œuvre de Dieu, le fait d’assister à une Messe célébrée par le Pape François m’a finalement remise à ma place: après la Messe, j’ai pu finalement pleurer et je me suis sentie différente, comme si j’étais plus unifiée et physiquement redevenue plus petite, à ma taille naturelle... quel bonheur! Et j'ai découvert depuis peu, que les "Je vous salue Marie" que je dis pendant la récitation du Très Saint Rosaire, sont considérés par la Vierge Marie comme les plus belles fleurs qu'on puisse offrir à Elle et à son Fils Jésus...

Je vous promets les fleurs
Je vous promets une fête
Les amours de mon cœur
Je les hisserai en tête

Une amie catholique (qui n’a jamais ouvertement essayé de me ramener au salut, mais elle m’a subi dans mes folies avec une belle fidélité à notre amitié), m'avait un jour prédit que l'homme de ma vie serait arrivé lors de mes 50 ans. Elle a été prophète, car lors de mes 50 ans, je me suis consacrée à Jésus Christ. "Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe." (Matthieu 7:8) J'ai donc finalement trouvé l'Homme de ma Vie, et Il est le seul a être fiable. Les autres petits amours de mon cœur je les ai tous offerts à Jésus, dans un beau plateau imaginaire que j’ai hissé par-dessus ma tête… et je les ai oubliés... Je le redis?...: quel bonheur!

Je dois à Dieu, mon Père, de m’avoir conservé la vie sur Terre jusqu’à ces jours. En effet, j’ai failli mourir de mort violente plusieurs fois dans ma vie (sports dangereux: à la mer, à la montagne, en vacances, etc.), mais chaque fois une main courageuse m’a sauvée à la dernière minute. Pour faire un exemple: à l’âge de 29 ans j’ai failli me noyer avec mon père en Corse lors d’une tempête soudaine, nous étions en train de nager bien loin des rivages et aucun bateau ne pouvait sortir. Mais ma maman m’a raconté (car j’ai tout oublié) qu’elle a tellement sollicité les gens sur la plage, qu’un surfeur courageux est venu nous prendre en bravant les vagues, et nous a ramenés sains et saufs en nous tirant avec une corde. C’est sans doute pour cela qu’en 2014/2015, quand j’étais à Biarritz en année sabbatique, je regardais les surfeurs, ces courageux, pendant des heures, en éprouvant pour eux beaucoup d'estime et de gratitude.

Jésus m'a fait voir qu'Il ne m'a jamais abandonnée: il ne regardait pas mes péchés, mais maintenait sa Main Puissante sur moi, pour me préserver de la mort subite afin que je puisse Lui revenir. Je Lui suis infiniment réconnaissante de ne pas avoir permis que je meure loin de Lui, et de m'avoir ainsi épargné un très douloureux purgatoire et peut-être même l'enfer. En relisant ma vie avec Lui, je vois qu'Il a tojours été avec moi, et que Sa Divine Providence ne m'a jamais manqué. Il est vrai que, encore grâce à Lui, même quand je L'avais oublié, je n'ai presque jamais douté de cette mystérieuse Divine Providence qui venait sans cesse à mon secours. J'ai appris depuis que la vie sur Terre est la période de la miséricorde de Dieu, ce temps qu'il nous est donné pour Le choisir ou pour choisir le mal et tomber en enfer.

Un très bon pretre catholique - un saint! - m'a dit que, pendant que je lui racontais mes chutes et mon histoire, il voyait Jésus-Christ qui portait Sa Croix vers le Calvaire et à chaque chute grave que je lui racontait, il voyait le Christ qui tombait sous le poids de mes péchés. Jésus a fait pour moi bien plus que le surfeur! et je veux passer ma vie à l'aimer et à Lui rendre grâce, et donc aussi en Lui confessant sans honte tous mes péchés, puisqu'Il aime les recevoir et nous donner Sa Paix: Il est venu pour cela et en cela seulement nous sommes sauvés. « Je donne à l’humanité sa dernière planche de salut, c’est-à-dire le recours à Ma miséricorde » (Jésus à Sainte Faustine, Petit Journal, 997)

AMEN


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